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Le Mag

Autonomie et plaisir, les ingrédients qui font décroître le chômage

Si les auto-entrepreneurs ont le vent en poupe, beaucoup de Français ont encore peur de se lancer. Méconnaissance, manque d'accompagnement, difficulté à développer sa clientèle, autant de barrières qu'il serait pourtant facile de faire tomber. A la clé ? Une baisse du chômage et du travail au noir, et la création d'une valeur essentielle, celle de son bien-être.

Le graal d’un contrat stable

L’avant projet Loi Travail a pour principale idée de modifier le cadre du contrat de travail pour encourager les employeurs à transformer un maximum de contrats à durée déterminée (CDD) en contrats à durée indéterminée (CDI). Mais pourquoi en France le volet salarial est vu comme le seul levier capable de vraiment influer sur la courbe du chômage ?  Pourquoi sous-estimer la capacité des auto-entrepreneurs à pouvoir redynamiser une économie ? Pourtant le salariat décroît et les statuts « freelance » se multiplient. Et pas seulement en France.

Des auto-entrepreneurs de plus en plus nombreux

Dans le Financial Times, l’entrepreneur britannique Luke Johnson déclarait que « l’augmentation du nombre de freelances est une formidable chance pour l’économie d’un pays. Elle favorise l’émergence de nouvelles entreprises prospères, plus d’innovation et la création d’une plus grande richesse. Les indépendants forment une population qui est économiquement plus instruite et mieux outillée pour répondre aux défis de nos économies mondialisées ».

Le gouvernement français peu solidaire

Il n’y a aucun doute possible, la France n’est pas un pays qui favorise l’entrepreneuriat. Aujourd’hui, se lancer en France, ce n’est toujours pas simple, c’est juste moins compliqué qu’avant. Et quand on a le courage de monter sa société, il faut compter trois ans pour voir « si ça passe ou ça casse ».

Or, Pole Emploi, le gigantesque système d’état dans la lutte contre le chômage, laisse tomber les nouveaux entrepreneurs dès l’obtention du numéro SIRET et le passage à la chambre consulaire. Il n’y a aucun accompagnement après, pendant cette phase critique des trois ans.

A croire que Pole Emploi ne s’intéresse qu’au volet salarial, pas entrepreneurial.