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Le Mag

Musicothérapeute et thérapie par la musique : des maux et des notes

La musicothérapie, très en vogue ces derniers mois, est une pratique de soins qui utilise les sons, et plus particulièrement la musique pour aider au rétablissement d’une personne en souffrance.
Le musicothérapeute intervient pour rétablir la communication, et améliorer les capacités sociales, mentales et physiques d’une personne.

Déroulement d’une séance type
Le musicothérapeute reçoit son patient pour une séance, soit à sa demande, soit suite à une demande de la famille, et doit l’observer afin d’appréhender son état psychique et physique. Cette observation va permettre d’anticiper la séance à venir, et d’établir des objectifs à atteindre. De ce fait, un programme d’intervention musicale est créé : initiation au chant ou aux instruments, écoute, improvisation … Réalisé en groupe ou individuellement.

Précision : D’autres universités permettent d’étudier la musicothérapie, en tant qu’option, sans en délivré pourtant un diplôme. C’est le cas de la Sorbonne à Paris ainsi que des universités de Toulouse et de Bordeaux.

En début de séance, le musicothérapeute établit des objectifs et réalise un programme d’intervention musicale (initiation au chant ou aux instruments, improvisation, écoute, etc.) individuel ou de groupe.
Deux types de musicothérapie existent:

  • La musicothérapie active, qui a pour but de pousser le patient à communiquer, que ce soit par la voix ou par des percussions. Le but est de dynamiser et « déverrouiller » le patient, afin qu’il s’ouvre et qu’il communique à nouveau.
  • La musicothérapie réceptive, synonyme de sonothérapie, qui consiste à faire écouter de la musique au patient, après avoir réalisé un test musical pour évaluer la réceptivité musicale de la personne. Apaisement, détente et relaxation sont les phases de cette méthode.

Devenir musicothérapeute
Tout d’abord, il faut être un musicien accompli, et jouer d’un voire deux instruments (piano et guitare le plus souvent). Le chant et l’improvisation sont aussi requis.
En ce qui concerne les études, il faut tout d’abord avoir les bases en musique : harmonie, composition, direction d’orchestre, histoire de la musique … la théorie est importante. Le musicothérapeute doit être diplômé en musicothérapie – master ou doctorat – comprenant des stages et des cours adaptés. En France, seules les universités de Nantes et de Montpellier les dispense.

Précision : La musicologie est une méthode reconnue pour ses bienfaits sur des patients atteints d’autisme, notamment grâce à son influence positive sur la pression sanguine. Cela s’explique par le fait que la musique est une forme de communication non verbale, qui favorise donc la prise de contact avec des personnes éprouvant des difficultés à communiquer.
Cette profession peut s’exercer en milieu hospitalier, avec des personnes présentant des troubles physiques, psychologiques, neurologiques et/ou émotionnels. Il est aussi possible de pratiquer en milieu scolaire dans les écoles, en favorisant le développement des enfants ayant des besoins spéciaux, ou en milieu communautaire, pour faciliter l’intégration des personnes après une hospitalisation.

Un métier récent ?
Oui et non. Les études relatives à ce métier sont relativement récentes, et mettent en évidence les répercussions physiologiques et psychologiques sur l’organisme. Cependant, la musicothérapie a commencé à être utilisée en 1950, sur les soldats convalescents après la guerre. A l’époque, on traitait déjà les insomnies, dépressions et l’anxiété à l’aide de la musique.

Comment trouver un musicothérapeute ?
Il n’est pas facile de trouver un musicothérapeute compétent et près de chez vous. Outre le bouche à oreille, et les annuaires pas toujours fiables que l’on trouve sur internet, vous pouvez trouver des professionnels compétents sur SeFaireAider dans la rubrique médecine alternative : Médecine alternative